Balansa : Fitou sans maquillage Gratuit
Le 14 juillet 2026
À Villeneuve-les-Corbières, dans la partie montagneuse de l’appellation Fitou, Céline Peyre et Alexandre Gressent élaborent des vins libres sans prendre congé de leur territoire. Macérations carboniques précises, jarres, foudres chauffés à la vapeur, cépages blancs ressuscités : derrière l’apparente simplicité du fruit, tout est pensé au Domaine Balansa. Une liberté de ton qui ne tourne jamais le dos aux terroirs. Jusqu’à cette question devenue brûlante : comment continuer à cultiver au milieu des sécheresses, des faibles rendements et des incendies ?

Durée de l'entretien : 15 mn.

Première rencontre de Tellement Soif avec le Domaine Balansa : ICI

« On est très attachés au terroir, très inspirés par ce terroir-là ». Le territoire du couple  —à la scène mais pas à la ville — est celui du Fitou montagneux : des coteaux de schiste, des expositions multiples, des vieilles vignes dispersées dans les Hautes Corbières.
@tellementsoiftv
« On est très attachés au terroir, très inspirés par ce terroir-là ». Le territoire du couple —à la scène mais pas à la ville — est celui du Fitou montagneux : des coteaux de schiste, des expositions multiples, des vieilles vignes dispersées dans les Hautes Corbières.

La route grimpe vers Villeneuve-les-Corbières. Elle tourne, se resserre, s’enfonce dans les Hautes Corbières.

Ce Fitou là n’a rien d’une carte postale maritime. Le schiste affleure. Le soleil frappe. Le vent taille le paysage.

Puis vient la cave du Domaine Balansa. Un bâtiment récent, autrefois occupé par les Domaines François Lurton. De l’espace, des jarres, des foudres, des barriques anciennes. Un outil fonctionnel, presque luxueux dans un vignoble où beaucoup vinifient encore au rez-de-chaussée des maisons de village.
Mais la vraie surprise est dans les verres.
Du fruit. Du croquant. De la fraîcheur. Des vins capables d’avancer sans traîner derrière eux le poids du soleil.
Des vins nature ? Sans doute. Mais surtout des vins précis.

Pourquoi rester en Fitou ?

Dans cette génération de vignerons, beaucoup ont quitté les appellations pour produire en vin de France. Céline Peyre et Alexandre Gressent auraient pu prendre le même chemin. Ils ont choisi de rester.


Pourquoi continuer à écrire Fitou sur l’étiquette lorsqu’on produit des vins si éloignés des rouges traditionnellement extraits et charpentés de l’appellation ?

« On est très attachés au terroir, très inspirés par ce terroir-là », répond Céline Peyre.
Leur territoire est celui du Fitou montagneux : des coteaux de schiste, des expositions multiples, des vieilles vignes dispersées dans les Hautes Corbières.

« On va chercher des vins digestes, le croquant, des vins vivants, mais droits. »

Vivants, mais droits. La formule...

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