Durée de la dégustation : 9 mn
Dans cette troisième vidéo consacrée aux rouges du Minervois, c’est justement ce mouvement de fond qui saute au verre. Un territoire immense, fragmenté, travaillé aujourd’hui avec une précision nouvelle par des vignerons qui ne parlent plus seulement d’“appellation”, mais de lieux, de secteurs, de vents, de géologies, de nuances climatiques. « Le Minervois bouge ». Et il bouge même beaucoup.
Derrière les débats sur les futures dénominations géographiques complémentaires — les fameuses DGC du jargon de l'INAO — se dessine surtout une autre lecture du territoire. Les vignerons se regroupent par zones, revendiquent des identités propres, cherchent moins l’effet de masse que la singularité. « Les territoires se révèlent » et rappelle que cette identité ne se comprend réellement qu’avec le temps et les millésimes. Mais certains marqueurs apparaissent déjà nettement dans les verres.
D’abord le Montesclat, un Carignan affiché sans complexe. Et presque une petite revanche historique pour un cépage longtemps regardé avec méfiance par les dégustateurs élevés à l’école des rouges rustiques. « Le Carignan, pour les vieux dégustateurs de ma génération, c’est un peu rustique, un peu acide ». « Quand vous goûtez ça, ça n’a rien de rustique, rien d’acide. »
Le vin joue clairement la carte du fruit immédiat : jus coulant, gourmandise assumée, accessibilité totale. Un rouge qui cherche moins à impressionner qu’à donner envie de se resservir. Et ce n’est plus du tout un détail aujourd’hui. Dans un marché où les rouges lourds fatiguent une partie du public, cette buvabilité devient une vraie qualité stylistique. Montesclat est proposé autour de...
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