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Durée de la vidéo : 16 mn.
Au pied des Dentelles de Montmirail, les vignes dessinent de longues lignes dans la lumière du sud. Ici, le vent circule entre les rangs et le sable crisse sous les pas. C’est dans ce paysage typique des Côtes du Rhône que Manon et Justine Saurel poursuivent l’histoire familiale.
Le domaine Montirius, porté depuis des décennies par leurs parents Christine et Éric, est bien connu des amateurs de la région. Mais aujourd’hui, la nouvelle génération imprime peu à peu sa marque.
Sur la table de dégustation, une bouteille attire l’attention. L’étiquette est nouvelle. Et surtout, un détail intrigue : au lieu de « Côtes-du-Rhône », on peut simplement lire « Rhône ». Manon sourit devant la question.
« C’est une manière de s’inscrire dans la grande famille des vins du Rhône. Nous avons deux Côtes-du-Rhône au domaine. Celui-ci est un peu particulier : c’est un vin parcellaire, majoritairement grenache. On voulait marquer cette singularité. »
La cuvée provient d’une petite parcelle nichée sur la commune de Sablet, à quelques minutes du domaine. Justine la décrit presque comme un souvenir.
« Elle fait moins d’un hectare. Il y a un petit cabanon, un cerisier… c’est un endroit parfait pour faire une pause. »
Les vignes y ont environ quatre-vingts ans. Presque uniquement du grenache, avec une pointe de syrah. Mais ce qui fait surtout la personnalité du lieu, c’est le sol.
Du sable.
Un sable profond, drainant, qui garde l’humidité en profondeur mais reste sec en surface. Un terroir exigeant, mais capable de produire des vins étonnamment fins pour une région aussi solaire.
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