
Dans un communiqué particulièrement offensif publié le 15 mai 2026, les opposants accusent l’État d’avoir déjà tranché le dossier tout en maintenant l’illusion d’une concertation.
Le lancement de la procédure de Déclaration d’Utilité Publique (DUP), annoncé par le ministère de l’Énergie le 13 mai, est vécu comme une déclaration de guerre dans un territoire qui refuse de devenir un simple corridor électrique.
Le texte oppose frontalement la vision technocratique de l’État à celle d’un territoire qui se vit comme vivant, agricole et patrimonial.
« Décarboner ne signifie pas défigurer », martèlent les signataires, qui dénoncent une ligne aérienne géante susceptible de « balafrer » durablement les paysages camarguais, les vignes des Costières, les rizières et les couloirs migratoires d’oiseaux.
Au-delà du paysage, c’est aussi une bataille symbolique qui s’engage. Car derrière cette ligne THT, les vignerons voient un vieux logiciel politique : celui qui oppose industrie et agriculture, transition énergétique et biodiversité. Une rhétorique devenue inflammable dans une Camargue qui vit autant de son image que de sa production agricole et touristique.
Le passage le plus explosif du communiqué est signé Cyril Marès, président de l’AOC Costières de Nîmes et représentant du collectif agricole COPA30. La comparaison est assumée :
« Nous espérons qu’il prendra conscience avant qu’il ne soit trop tard du risque de créer un nouveau “Notre-Dame-des-Landes”, au cœur de la caisse de résonance écologique, agricole et touristique qu’est la Camargue. »
Le parallèle est lourd de sens. Il transforme un dossier technique en potentiel conflit national. D’autant que les opposants affirment que des alternatives « plus modernes » et « moins impactantes » auraient été proposées puis systématiquement écartées...
Contenu disponible gratuitement
16 % de ce contenu restent à découvrir !
Pour accéder à la totalité des contenus gratuits, vous devez vous connecter ou créer un compte.






