Le cuivre, l’éléphant bleu au milieu de la pièce Bio Abonnés
Le 24 février 2026
Le cuivre, indispensable en viticulture bio comme conventionnelle, fait face à une restriction progressive de son autorisation par l’Anses*, mettant en difficulté les vignerons. Quelles autres solutions avant toute interdiction ? Eclairage sur un sujet d'actualité brûlant avec Julien Franclet, patron de la fédération Sud Vin Bio, organisatrice du salon Millésime Bio (Montpellier).

Durée de la video : 5 mn


* Anses : Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail.



📘 Contexte général. L'usage du cuivre dans la viticulture est omniprésent. Métal lourd, résilient dans les sols, il n’a jamais cessé d'être utilisé dans la filière viticole.

- Usage encadré par un cahier des charges précis, avec des doses en forte baisse depuis des années.


⚙️ Rôle et caractéristiques du cuivre. Empêche le développement du mildiou sans créer de phénomènes de résistance.

- Permet de réduire l’usage global de produits phytosanitaires de synthèse.

- Présent dans 85 % des exploitations conventionnelles et 100 % des exploitations bio.


🔍 Réhomologation et décisions de l’Anses Les produits cupriques doivent passer par une autorisation de mise sur le marché (AMM) renouvelée.

- En juillet dernier, 35 produits à base de cuivre ont sollicité leur réhomologation.

- Une « bonne partie » de ces produits a été retoquée, fragilisant la filière.


Calendrier et échéances. Les agriculteurs bio peuvent acheter du cuivre jusqu’au 15 janvier 2026.

- Ils pourront l’utiliser jusqu’au 15 janvier 2027 pour la campagne suivante.

- Au-delà, sans nouvelles AMM, l’usage deviendra complexe, voire impossible.


🛡️ Avantages du cuivre en viticulture. Aucun phénomène de résistance du mildiou.

- Maintien d’une solution efficace contre les maladies de la vigne.

- Coût de production moindre, surtout pour les produits d’entrée de gamme.



⚠️ Risques en cas d’interdiction ou de forte restriction. Recul du bio dans les exploitations, mises en impasse sans alternatives.

- Retour aux produits de synthèse, potentiellement cancérigènes, mutagènes ou protoxiques.

- Augmentation des risques pour la santé des salariés et pour l’environnement.

- Hausse des coûts de production, et donc diminution des revenus des agriculteurs.




💡 Alternatives et résistances variétales. Cépages résistants...

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