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Brunehilde Claux, l’esprit libre du Minervois Abonnés
Le 16 mars 2026
Arrivée en 2013 sur un domaine abandonné, Brunehilde Claux a patiemment redonné vie au Domaine de Courbissac. Entre cépages anciens, viticulture paysanne et quête de fraîcheur méditerranéenne, la vigneronne formé chez Gérard Gauby (Roussillon) et dans le Priorat trace une voie singulière dans le Minervois. Son approche à la fois simple et ambitieuse redessine un paysage viticole autant qu’un style.
Durée de l'entretien : 18 mn.
APPERÇU DE L'ENTRETIEN
Antoine Gerbelle / Comment est née l’aventure du Domaine de Courbissac ?
Brunnhilde Claux : Je suis arrivée ici fin 2013, sur un domaine ancien qui était complètement à l’abandon. C’est important de le dire : un domaine ancien, mais laissé en friche. Ici, on parle d’une campagne. C’est vraiment ce qui caractérise cet endroit : un grand ensemble agricole dans lequel on a planté de la vigne presque sans interruption pendant ces cent dernières années.
Avant mon arrivée, un projet assez ambitieux avait été imaginé, mais il n’a finalement pas pu aboutir pour différentes raisons. Moi, j’arrivais du Roussillon, après avoir travaillé chez les Gauby [Calce dnas les Pyrénées-Orientales] et auparavant en Espagne, notamment dans le Priorat. Mon parcours était donc très méditerranéen.
Quand je suis arrivée ici, je me suis dit qu’il fallait faire simple : chercher le croquant, le fruit, l’expression du raisin, sans extraction excessive. C’était mon idée de départ.
Comment décrire le paysage viticole autour du domaine ?
Nous sommes à environ 200 mètres d’altitude. D’ici, on regarde vers le massif de l’Alaric, et derrière, même si on ne le voit pas aujourd’hui, il y a le Canigou. Avec mon lien avec les Pyrénées-Orientales, c’est un paysage qui me parle beaucoup.
Autour du domaine, nous avons la chance d’avoir à la fois de la garrigue et des vignes, jeunes ou vieilles. Et surtout, nous sommes entourés de crus importants du Minervois : vers La Livinière, Fauzan, Camplong ou encore Bramat, au-dessus de Félines-Minervois.
Tout cela donne des profils de vins très différents et des types de plantations variés.
Vous avez aussi modifié la façon de planter les vignes ?
Oui. Les plantations qui existaient ici étaient à forte densité à l’hectare, ce qui ne correspondait...
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