GÉNÉRIQUE :
Pierre-Marie Luneau - Domaine Luneau Papin / Muscadet / Loire
Jean-Baptiste Duquesne - Château Cazebonne / Graves / Bordeaux
Damien Delecheneau - Domaine La Grange Tiphaine / Montlouis / Loire
Pierre Larmandier - Champagne Larmandier-Bernier / Vertus / Champagne
Sylvain Fadat - Domaine d’Aupilhac / Montpeyroux / Languedoc
François Crochet - Domaine Farnçois Crochet / Sancerre / Loire
Karine Mirouze - Domaine Beauregard Mirouze / Corbières / Languedoc
Le bio a t-il seulement changé leurs pratiques ou transformé aussi les vignerons eux-mêmes ?
Pour Pierre Luneau-Papin (Muscadet), il impose une compréhension plus fine « de la vie d’un sol » et des interactions du vivant. Même constat chez Jean-Baptiste Duquesne (Bordeaux), qui décrit le bio comme « une école de modestie », où l’on avance « sur une corde raide », sans filet chimique ni certitudes.
À Damien Delecheneau (Montlouis), le bio n’a peut-être pas « rendu intelligent », mais il oblige à « réfléchir vachement ». Une réflexion permanente que Pierre Larmandier (Champagne) résume par une vision plus globale de la plante et du temps long : anticiper plutôt que « sortir le bazooka » au premier problème.
Chez Sylvain Fadat (Montpeyroux), pionnier languedocien du bio, le combat fut aussi culturel. Dès la fin des années 1980, il refuse les traitements systématiques imposés par l’époque. Avec le recul, il affirme surtout que « le bio a rendu meilleurs les vins ». Même tonalité chez François Crochet (Bué, Sancerre), pour qui cette viticulture plus complexe impose une remise en question quotidienne. Et dans les Corbières, Karine Mirouze conclut simplement : le bio apprend « l’écoute et l’attention ». Une définition presque philosophique d’une viticulture devenue, pour beaucoup, une école de sensibilité.
Contenu disponible gratuitement
Pour accéder à la totalité des contenus gratuits, vous devez vous connecter ou créer un compte.






