Domaine Pujol, ou comment Laure-Minervois trouve sa voix Abonnés
Le 7 avril 2026
À  Saint-Fréchoux, au cœur du Minervois, le vin est d’abord une affaire de transmission. Depuis la fin du XIXe siècle, la famille Pujol y façonne une gamme généreuse, ancrée dans les grès du terroir. Une identité forte, aujourd’hui portée par une dynamique de reconnaissance en Dénomination Géographique Contrôlée (DGC) Laure-Minervois.

Durée de l'entretien : 16 mn

Jean-Claude et Emmanuel Pujol. "Autour du micro, le père, le fils se répondent. L’expérience et l’élan. Et au milieu, une continuité presque naturelle."
@Tellementsoif
Jean-Claude et Emmanuel Pujol. "Autour du micro, le père, le fils se répondent. L’expérience et l’élan. Et au milieu, une continuité presque naturelle."

À Laure-Minervois, le vent ne s’arrête jamais vraiment. Il glisse sur les rangs de vigne, traverse les collines de grès, et semble porter avec lui quelque chose de plus diffus : une forme d’évidence.
Ici, on ne parle pas seulement de vin. On parle d’un territoire qui cherche à être nommé pour ce qu’il est.

Lorsque nous arrivons au Domaine Pujol, rien ne donne l’impression d’un domaine figé. Les bâtiments sont disséminés dans le village, reliés par l’histoire plus que par l’architecture. Une cave ici, un chai là, des souvenirs partout. C’est une exploitation qui s’est construite dans le temps, par strates successives — comme les sols qu’elle cultive. Très vite, la conversation dépasse le cadre du domaine.

Une famille, trois générations, un même mouvement

Autour du micro, le père, le fils se répondent. L’expérience et l’élan. Et au milieu, une continuité presque naturelle.
On remonte à la fin du XIXe siècle, à cette transmission passée par une branche maternelle, avant que le nom Pujol ne s’impose durablement. Rien de spectaculaire dans le récit — mais une solidité tranquille, celle des histoires qui n’ont jamais été interrompues.

Aujourd’hui, le domaine s’étend sur 120 hectares. Une surface qui pourrait impressionner, mais qui ici reste à taille humaine. Parce qu’elle est pensée comme un ensemble de parcelles, de lieux, de nuances. “Ce qui compte, ce n’est pas la taille, c’est ce que chaque parcelle raconte”, nous glisse-t-on.

Le Minervois, mais avec une précision supplémentaire

Très vite, un mot revient. Ou plutôt une idée : préciser. Le Minervois est là, solide, reconnu. Mais ici, autour de Laure, quelque chose de plus fin se...

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