Durée de l'entretien : 15 mn.
Il y a des barriques autour de nous. Beaucoup. Ce n’est pas tout à fait un hasard. Michel Parisot aime la Bourgogne. Il ne s’en cache pas. Il a pourtant étudié en Champagne, travaillé toute sa vie en Champagne et reste solidement champenois. Mais ici, dans la Côte des Bar, la Bourgogne n’est jamais très loin. « De par le terroir, de par le climat, on a quand même des éléments communs avec la Bourgogne. »
Et puis il y a le bois. Et surtout le pinot noir.
Alors, bourguignon contrarié ? Pas vraiment. Car toute la conversation va justement montrer ce qui sépare les deux mondes. En Bourgogne, Michel Parisot admire la singularité du lieu. En Champagne, il revendique l’art d’assembler les lieux.
Le pinot noir sort de l’ombre
Pendant longtemps, le chardonnay a tenu le haut de l’affiche. Fraîcheur, finesse, élégance : les blancs de blancs avaient pour eux les mots qui font rêver. Et le pinot noir ? Il était là. Évidemment. Mais peut-être moins bien raconté.
Michel Parisot sourit presque à cette idée. « Dans les années 1990, on imaginait qu’il n’y avait que le blanc de blancs qui pouvait être élégant, frais. » Erreur de perspective ? Pour lui, oui.
« Le pinot noir est un cépage tout en élégance, tout en finesse, tout en fraîcheur et qui apporte beaucoup de fruit. »
Aujourd’hui, les blancs de noirs se multiplient dans les gammes des maisons, des vignerons et des coopératives. Devaux, rappelle-t-il, s’y est intéressé tôt. Mais la vraie révolution n’est peut-être pas là. Elle est dans la façon de regarder le vignoble.
Pas un « pinot de l'Aube » mais des pinots
Michel Parisot arrive chez Devaux...
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