Durée de l'entretien : 14 mn.
À Homps, difficile de rater le canal du Midi. La Maison des vins du Minervois est posée juste au bord, dans une ancienne cave qui raconte à elle seule une partie de l’histoire viticole du secteur.
« Ici, on est sur le quai des Tonneliers, en face c’est le quai des Négociants », explique Jules Briechle, responsable du caveau.
Avant la route, le vin voyageait par l’eau. Les barriques rejoignaient les gabares, puis Sète, le Lauragais, Bordeaux et même Paris par le réseau des canaux.
Aujourd’hui, les bateaux transportent surtout des vacanciers. Et la Maison des vins leur offre une escale assez efficace : faire le tour du Minervois sans reprendre la voiture.
Le Minervois en raccourci
L’appellation compte environ 150 entreprises. Sur les dernières récoltes évoquées lors de notre entretien, elle produit autour de 70 000 hectolitres, très majoritairement rouges : environ 85 %, contre une dizaine de pourcents de rosé et 5 % de blanc.
Mais ici, on ne classe pas seulement les bouteilles par couleur. La grande affaire du moment, ce sont les terroirs.
Cazelles, Laure, La Caunette, Terrasses de l’Argent-Double : plusieurs secteurs cherchent à faire reconnaître plus précisément leur identité à l’intérieur du Minervois.
« L’objectif, c’est de mettre en valeur un terroir, des hommes, une façon de faire, une typicité qu’on retrouve sur les vins. »
À Homps, la carte est déjà affichée et les vins classés selon leur origine géographique.
Bonne idée : prendre deux ou trois bouteilles du même secteur et vérifier soi-même si le terroir parle.
Des prix qui n’ont pas encore pris le large
Autre bonne surprise : le Minervois reste l’une de ces appellations où l’on peut encore acheter du vin sans demander l’autorisation à son banquier.
Les premiers prix commencent...
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