Le vin bio face à ses nouveaux défis Abonnés
Le 23 février 2026
La viticulture biologique a longtemps surfé sur une croissance spectaculaire en France. Mais l’heure des turbulences a sonné. Conversions au ralenti, incertitudes persistantes autour du cuivre, lourdeurs de la certification, urgence du renouvellement des générations : la filière doit désormais affronter des défis structurels. Dans un contexte de recul de la consommation, les vins bio feront-ils preuve de plus de résilience ? Éléments de réponse avec Julien Franclet, président de Sud Vin Bio, organisateur de Millésime Bio 2026 à Montpellier (du 26 au 28 janvier).
  • 🌱 Un milieu en constante évolution. 141 000 hectares de vignes certifiées bio en France, doublement en cinq ans. Baisse de 40 % des surfaces en conversion en 2024 par rapport à 2023. Instabilité observée depuis plus de vingt ans, frein potentiel à l’arrivée de nouveaux exploitants. Nécessité de préserver l’élan de conversion malgré les conditions climatiques et économiques difficiles.


  • 📜 Les enjeux de la certification. La certification bio, passage obligé pour accéder à un marché différencié. Décalage temporel important : les chiffres 2024 seront comparables à ceux de 2023 seulement à mi-2026. Manque de visibilité pour les producteurs sur l’évolution des volumes certifiés. Importance de prendre en compte les coûts de production pour garantir la pérennité des exploitations. Rôle clé du soutien consommateur : positionner le vin bio comme un choix nécessaire pour l’environnement et la santé.


  • 🧪 Les défis du cuivre en viticulture. Usage historique du cuivre tant en conventionnel qu’en bio. Inquiétudes croissantes sur l’accumulation et la résilience dans le sol. Renforcement des règles d’homologation et risque de restrictions futures. Absence d’alternatives viables à court terme, pression forte pour la recherche de produits de substitution


  • 📈 Le marché des vins bio : une lumière au bout du tunnel. Chiffre d’affaires de 1,178 milliard d’euros en 2023, + 7 % vs 2022. Tendance de consommation portée par la recherche de qualité et de respect de l’environnement. Nécessité d’une plus grande transparence sur les prix de vente pour garantir un revenu décent. Dérogation obtenue pour permettre des discussions tarifaires entre opérateurs, gage d’équité.


  • 🤝 Un avenir à construire ensemble. Près de 40 % des agriculteurs bio approchent de la retraite, enjeu crucial de la transmission. Besoin de conditions d’installation attractives pour les jeunes vignerons (revenus stables, accompagnement). Proposition de table ronde rassemblant professionnels, pouvoirs publics...

Contenu réservé aux abonnés

6 % de ce contenu restent à découvrir !

Pour le consulter, vous devez vous connecter ou vous abonner.

commentaireCommenter

Vous aimerez aussi