Durée de l'entretien : 8 mn.
Un vignoble gagne rarement sa réputation seul. Il lui faut des vignerons obstinés, bien sûr. Mais il lui faut aussi des regards extérieurs. Ceux qui dégustent sans préjugés. Ceux qui servent une bouteille devant leurs clients. Ceux qui prennent le risque de l'associer à un plat. Dans les monts du Forez, cette histoire est en train de s'écrire. Autour de Loire Volcanique, association qui réunit producteurs, cuisiniers et acteurs du territoire, le dialogue entre la vigne et la gastronomie est devenu beaucoup plus qu'un exercice d'accords mets-vins. C'est une manière de raconter un pays. Et qui mieux que Jacques Marcon et Julien Magne pour en parler ?
Des montagnes qui fabriquent des tempéraments
Avant même de parler de vin, les deux chefs parlent des hommes. Les volcans ? Les granits ? Les altitudes ? Tout cela façonne autant les paysages que les caractères.
« On est de la montagne. On a affaire à des gens avec beaucoup de caractère, qui ont des initiatives fortes dans leur travail, qui sont francs dans ce qu'ils font et qui mettent beaucoup de cœur. »
Le constat dépasse largement le monde du vin. Le même esprit irrigue les maraîchers, les éleveurs, les cueilleurs de champignons, les artisans. On sent immédiatement que, dans cette région, produire n'est pas seulement un métier. C'est une manière d'habiter le territoire.
Le temps où les grands restaurants regardaient ailleurs est terminé
Longtemps, les restaurants gastronomiques ont cherché leur légitimité dans les grandes appellations. La Bourgogne. Bordeaux. La vallée du Rhône. Les vignobles voisins servaient parfois davantage de décor que de véritable partenaire de table. Cette époque semble révolue....
Contenu réservé aux abonnés
69 % de ce contenu restent à découvrir !
Pour le consulter, vous devez vous connecter ou vous abonner.





