Le feu froid des gamays du Forez Abonnés
Le 6 août 2026
Entre Beaujolais, Auvergne et vallée du Rhône, les Côtes du Forez pourraient passer inaperçues. Elles choisissent aujourd'hui de faire exactement l'inverse. Avec ses terroirs volcaniques, son gamay d'altitude, son patrimoine et une nouvelle génération de vignerons, ce petit vignoble ligérien construit peu à peu un récit singulier. Julie Logel, présidente des Vins du Forez, raconte cette renaissance.

Durée de l'entretien : 17 mn.

« Nous ne sommes pas nombreux, mais on aime accueillir »

Il y a des vignobles qui se racontent d'abord par leurs grands crus. Le Forez préfère commencer par ses habitants.

Lorsque l'association Loire Volcanique choisit d'y organiser sa rencontre annuelle, ce n'est pas un hasard. « On n'est pas nombreux et on aime bien accueillir. On arrive à bien s'entendre pour organiser des événements. »

Julie Logel, présidente des Vins du Forez, raconte sa renaissance.
@Tellementsoiftv
Julie Logel, présidente des Vins du Forez, raconte sa renaissance.

Cette convivialité revient plusieurs fois dans la conversation. Les voisins de la Côte Roannaise ? « Ce sont les cousins. On a un peu le même esprit. »

Le décor surprend d'ailleurs le visiteur. À une heure et demie de Lyon, aux portes de Clermont-Ferrand, le paysage semble protégé des grands axes et des effets de mode.

Le Forez vit-il un peu en vase clos ?

« Ça dépend des gens. Mais le monde du vin fait rencontrer beaucoup de monde. Il nous fait sortir de notre territoire plus que beaucoup d'autres métiers agricoles. »

Un vignoble né de la polyculture

Avant de produire des vins de terroir, le Forez produisait surtout de quoi vivre.

Julie Logel rappelle cette histoire sans nostalgie.

« Toutes les fermes avaient des vaches, des vergers, des céréales et un peu de vigne. Le vin servait d'abord à l'autoconsommation et à abreuver les ouvriers. C'était la boisson de base. »

Longtemps, le gamay local produit des vins simples, légers, acides, destinés au quotidien.

Aujourd'hui, le style a changé ?

Elle sourit.

« Oui... on a pas mal progressé. »

Le sous-entendu amuse autant qu'il résume trente ans de travail.

Le volcan avant que le volcan ne soit à la mode

Aujourd'hui, le mot « volcanique » fleurit sur les étiquettes...

Contenu réservé aux abonnés

69 % de ce contenu restent à découvrir !

Pour le consulter, vous devez vous connecter ou vous abonner.

commentaireCommenter

Vous aimerez aussi