Durée de l'entretien : 17 mn.
« Nous ne sommes pas nombreux, mais on aime accueillir »
Il y a des vignobles qui se racontent d'abord par leurs grands crus. Le Forez préfère commencer par ses habitants.
Lorsque l'association Loire Volcanique choisit d'y organiser sa rencontre annuelle, ce n'est pas un hasard. « On n'est pas nombreux et on aime bien accueillir. On arrive à bien s'entendre pour organiser des événements. »
Cette convivialité revient plusieurs fois dans la conversation. Les voisins de la Côte Roannaise ? « Ce sont les cousins. On a un peu le même esprit. »
Le décor surprend d'ailleurs le visiteur. À une heure et demie de Lyon, aux portes de Clermont-Ferrand, le paysage semble protégé des grands axes et des effets de mode.
— Le Forez vit-il un peu en vase clos ?
« Ça dépend des gens. Mais le monde du vin fait rencontrer beaucoup de monde. Il nous fait sortir de notre territoire plus que beaucoup d'autres métiers agricoles. »
Un vignoble né de la polyculture
Avant de produire des vins de terroir, le Forez produisait surtout de quoi vivre.
Julie Logel rappelle cette histoire sans nostalgie.
« Toutes les fermes avaient des vaches, des vergers, des céréales et un peu de vigne. Le vin servait d'abord à l'autoconsommation et à abreuver les ouvriers. C'était la boisson de base. »
Longtemps, le gamay local produit des vins simples, légers, acides, destinés au quotidien.
— Aujourd'hui, le style a changé ?
Elle sourit.
« Oui... on a pas mal progressé. »
Le sous-entendu amuse autant qu'il résume trente ans de travail.
Le volcan avant que le volcan ne soit à la mode
Aujourd'hui, le mot « volcanique » fleurit sur les étiquettes...
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