Durée de l'entretien : 9 mn.
Le nom était déjà écrit sur la porte
À Monthélie, même le patronyme joue avec l’appellation. Le domaine s’appelle Dubuet-Monthelie. Pas seulement parce qu’il est installé dans le village. « Monthelie est aussi notre nom de famille », explique David Dubuet. Sa grand-mère paternelle s’appelait Suzanne Monthelie. Quand l’exploitation prend sa forme juridique en 2004, le trait d’union devient presque inévitable. Difficile de faire plus local.
Petit village, envie de lumière
Monthélie compte 144 habitants. Autant dire qu’ici, l’ODG peut presque tenir assemblée générale sur la place du village. David Dubuet en a été président ; Laurent Boussey lui a succédé. Le problème, lui, reste le même : comment faire entendre un nom entouré par Volnay, Meursault, Pommard ou Auxey-Duresses ?
« On a la chance d’être une équipe assez dynamique, avec pas mal de jeunes qui sont arrivés récemment », répond David Dubuet. Et surtout, ajoute-t-il, une « bonne osmose avec la génération précédente ». Pas de guerre des anciens et des modernes : pour gagner de la lumière, le village préfère jouer collectif.
La Saint-Louis a changé de saison
Il y a pourtant une tradition que le climat a réussi à déplacer. À Monthélie, le saint des vignerons n’est pas Vincent mais Louis. La fête avait lieu le 25 août. Désormais, elle glisse au début d’octobre. Pourquoi ? Parce qu’au 25 août, on peut maintenant être en pleines vendanges. « On a gagné, façon de parler, un décalage de presque un mois, ce qui est énorme. » Le mot « gagné » fait sourire. Personne ici ne prend vraiment cette avance pour un cadeau.
Le foncier découvre Monthélie
Longtemps, la relative discrétion de l’appellation avait aussi un avantage : elle protégeait un peu le prix des vignes. Cela se complique. «...
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