Durée de l'entretien : 7 mn
Laurent Boussey, vigneron à Monthelie et président de l’ODG, assume sa mission presque militante : « Ça a toujours été le but, de faire découvrir l’appellation, toute la capacité qu’elle a sur toutes les couleurs. » Une phrase qui résume bien l’état d’esprit du village : moins dans la démonstration que dans la révélation progressive. Car Monthelie souffre encore d’une forme de discrétion géographique et symbolique. Coincé entre des noms mythiques qui saturent l’imaginaire bourguignon, le village avance plus modestement. Pourtant, pour ceux qui prennent le temps de sortir des axes œnotouristiques, la découverte peut être spectaculaire. « Toute la capacité de vieillissement, toute la capacité de diversité qu’on peut avoir », insiste Laurent Boussey.
« On peut avoir beaucoup de styles de vins différents. C’est ça qui est assez fantastique avec notre village. » Cette diversité, Monthelie la doit à sa géographie accidentée. Ici, les combes sculptent les paysages autant que les vins. Les expositions changent vite, les plateaux succèdent aux pentes abruptes, les secteurs plus frais côtoient des zones plus solaires.
Et partout, l’histoire affleure. Dans les pierres de l’église du XIIe siècle, plus ancienne que celle de Meursault. Dans les anciennes voies reliant la plaine à Autun. Dans les vestiges gallo-romains disséminés autour du village.
« Il y a des stèles, il y a pas mal de choses qui nous montrent quand même l’activité qu’il y avait », souligne Laurent Boussey. À Monthelie, le vin n’est pas seulement un produit culturel récent : il semble inscrit dans une longue continuité territoriale.
Mais le plus...
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