Gwendoline de Suremain : Monthelie sans rupture Abonnés
Le 20 juillet 2026
Au cœur du village, le château de Monthelie se dérobe derrière ses murs, ses arbres centenaires et sa petite grille ouverte sur une rue étroite. Gwendoline de Suremain y représente la quatrième génération familiale — et la première femme à prendre les commandes, après son père Eric. Formée à Bordeaux, elle ne veut pourtant rien renverser au domaine. Seulement préserver la finesse des pinots, alléger leur rusticité et adapter le domaine à des raisins qui mûrissent désormais à toute vitesse.

Durée de l'entretien : 13 mn.

Il faut entrer dans Monthelie pour apercevoir le château. Pas de grande perspective théâtrale, pas d’allée majestueuse déroulée devant les visiteurs. Une petite grille, une rue étroite, quelques arbres immenses. À peine distingue-t-on une tour lorsque l’on arrive de Meursault.

Le lieu semble avoir choisi la discrétion.

« On a un parc arboré avec des arbres centenaires qui maintiennent le château dans un cocon un peu préservé », raconte Gwendoline de Suremain. « Quand vous arrivez de Meursault, vous devinez la tour, mais vous ne devinez pas qu’il y a un château. »

Tout Monthelie serait-il contenu dans cette apparition tardive ? Un village bourguignon qu’il faut chercher, des vignerons cachés derrière leurs murs, une appellation entourée de voisins plus célèbres et pourtant décidée à sortir de l’ombre.

Le château ne se visite pas. Il est toujours habité par la famille. Mais derrière ses pierres, le domaine, lui, avance.

Quatre générations et une première fille

Le château date des XVIe et XVIIe siècles. La famille de Suremain y a connu des départs, des retours, des interruptions. L’histoire actuelle commence véritablement avec l’arrière-grand-père de Gwendoline, qui réunit la bâtisse et le vignoble.

L’histoire actuelle du Domaine de Suremain commence véritablement avec l’arrière-grand-père de Gwendoline, qui réunit la bâtisse et le vignoble
@tellementsoiftv
L’histoire actuelle du Domaine de Suremain commence véritablement avec l’arrière-grand-père de Gwendoline, qui réunit la bâtisse et le vignoble

« La fusion entre la bâtisse et le domaine s’est créée avec mon arrière-grand-père et perdure depuis quatre générations. »

Après l’arrière-grand-père, le grand-père puis le père, voici donc la fille. Une révolution en Bourgogne ? À peine. Les filles qui succèdent à leur père ne sont plus des exceptions décoratives. 

Elles prennent les clés, conduisent les tracteurs, décident des dates de vendanges et assument le style des vins.
Gwendoline de Suremain a repris la suite de son père, Eric de Suremain, récemment...

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