Durée de la degustation : 9 mn.
Cette troisième et dernière vidéo consacrée aux Côtes-du-Rhône "fruité" part précisément de cette question : « Existe t-il des Côtes-du-Rhône dans la légèreté, dans le fruité, dans la digestibilité ? » La dégustation, menée à l’aveugle, n’est ni une sélection de terroirs, ni une sélection de millésimes, ni même une sélection de cépages. Elle pose une question simple : que peuvent offrir aujourd’hui les Côtes-du-Rhône à l’amateur qui aime les vins très fruités, les rouges aromatiques, les jus de fruits rouges et noirs, les bouteilles qui donnent envie de revenir au verre sans assommer la table ? Brulante question d'actualité. Sans jeu de mots.
Premier enseignement : dans le Sud, la légèreté commence souvent par la température de service. Un rouge du Rhône servi trop chaud devient lourd ; servi trop froid, il devient anonyme. L’exemple est frappant : « Hier soir, dans un assez bon restaurant à Avignon, on nous a servi le vin à 8 degrés. Non. Un vin rouge ou un rosé de macération, à 8 degrés, ça ne sert à rien. » À cette température, le vin peut paraître désaltérant, mais il devient interchangeable. Sa structure disparaît, son relief se brouille.
La formule résume tout : « La température, c’est la bonne exposition du vin. » Comme une œuvre d’art, un vin peut être mal éclairé. Trop chaud, il déborde. Trop froid, il s’éteint. Pour ces rouges de Côtes-du-Rhône, l’idée est simple : les amener à table autour de 12 degrés. Sous le soleil d’Avignon, ou même dans un appartement chauffé, ils remonteront vite. À cette température, le fruit prend sa juste place : net, vivant, expressif.
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