Côtes du Rhône : boire rouge sans prendre chaud Abonnés
Le 22 juin 2026
Quand le thermomètre grimpe, les rouges du Sud n’ont plus droit à l’erreur : trop chauds, ils fatiguent ; trop glacés, ils deviennent anonymes. Dans cette dernière dégustation à l’aveugle consacrée aux Côtes-du-Rhône "fruités", la question devient presque climatique : comment garder le fruit, la chair et le plaisir sans basculer dans la lourdeur ? Réponse en bouteilles, entre service à 12 degrés, grenaches mûrs mais tenus, glou intelligent et nouvelle génération de vins qui prouvent qu’au cœur de la chaleur, la fraîcheur n’est plus un luxe, mais une nécessité.

Durée de la degustation : 9 mn.

Cette troisième et dernière vidéo consacrée aux Côtes-du-Rhône "fruité" part précisément de cette question : « Existe t-il des Côtes-du-Rhône dans la légèreté, dans le fruité, dans la digestibilité ? » La dégustation, menée à l’aveugle, n’est ni une sélection de terroirs, ni une sélection de millésimes, ni même une sélection de cépages. Elle pose une question simple : que peuvent offrir aujourd’hui les Côtes-du-Rhône à l’amateur qui aime les vins très fruités, les rouges aromatiques, les jus de fruits rouges et noirs, les bouteilles qui donnent envie de revenir au verre sans assommer la table ? Brulante question d'actualité. Sans jeu de mots.

Premier enseignement : dans le Sud, la légèreté commence souvent par la température de service. Un rouge du Rhône servi trop chaud devient lourd ; servi trop froid, il devient anonyme. L’exemple est frappant : « Hier soir, dans un assez bon restaurant à Avignon, on nous a servi le vin à 8 degrés. Non. Un vin rouge ou un rosé de macération, à 8 degrés, ça ne sert à rien. » À cette température, le vin peut paraître désaltérant, mais il devient interchangeable. Sa structure disparaît, son relief se brouille.

La formule résume tout : « La température, c’est la bonne exposition du vin. » Comme une œuvre d’art, un vin peut être mal éclairé. Trop chaud, il déborde. Trop froid, il s’éteint. Pour ces rouges de Côtes-du-Rhône, l’idée est simple : les amener à table autour de 12 degrés. Sous le soleil d’Avignon, ou même dans un appartement chauffé, ils remonteront vite. À cette température, le fruit prend sa juste place : net, vivant, expressif.

Cette troisième dégustation se referme donc sur une évidence réjouissante : les Côtes-du-Rhône ne sont pas seulement en train de s’alléger. Ils sont en train de s’affiner.
@tellementsoiftv
Cette troisième dégustation se referme donc sur une évidence réjouissante : les Côtes-du-Rhône ne sont pas seulement en train de s’alléger....

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