Durée de l'interview : 8 mn
Dans les allées de Wine Paris 2026, la question revient avec insistance : comment parler à une génération qui ne se reconnaît plus spontanément dans les codes du vin ?
Faut-il adapter le produit, simplifier le discours, moderniser l’image ?
Ou bien, plus profondément, repenser la manière d’entrer dans cet univers ?
C’est précisément l’enjeu du prix Tomorrowine, lancé il y a huit ans par Vinventions. Derrière cette initiative, une conviction portée notamment par Romain Thomas : l’innovation viendra de celles et ceux qui ne sont pas encore enfermés dans les habitudes de la filière.
Tomorrow Wine : un laboratoire d’idées tourné vers demain
Chaque année, le concours invite des étudiants du monde du vin à proposer des solutions concrètes. L’édition 2026 posait un double défi :
- conquérir de nouveaux consommateurs
- intégrer une dimension environnementale et technologique
Mais au fond, que cherche-t-on vraiment à travers ces projets ?
Des concepts théoriques… ou des solutions applicables ?
Cette année, le jury a été frappé par un projet qui dépasse largement le cadre académique.
“Terroir Nomade”, une idée simple… et immédiatement lisible
Avec “Terroir Nomade”, Mariia Nikandrova propose une réponse directe à une question souvent mal formulée :
et si le problème n’était pas l’intérêt des jeunes pour le vin… mais l’accès à cet univers ?
L'idée de cette jeune russe repose sur un principe clair : mettre en relation des jeunes voyageurs — curieux, disponibles, parfois novices — avec des domaines viticoles prêts à les accueillir.
Mais s’agit-il seulement d’un outil de mise en relation ?
Ou d’une nouvelle manière de vivre le vin ?
Une immersion plutôt qu’une initiation
Contrairement aux formes classiques d’œnotourisme,...
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