
Le 7 novembre 2025, Rosalía publie LUX, son quatrième album. 42,1 millions d'écoutes sur Spotify en 24 heures. Au milieu d’un disque consacré à la transformation, à la spiritualité et au dépouillement apparaît, en treizième position, un titre pour le moins inattendu : Sauvignon Blanc.
Sauvignon blanc. Le nom précis d’un cépage.
Dans cette ballade, la célèbre auteure-compositrice-interprète née en Catalogne fait du vin le contraire d’un signe extérieur de richesse : elle renonce symboliquement aux objets précieux pour privilégier la relation amoureuse et spirituelle.
Lors de la sortie du clip, le 11 février 2026, Sony Music résume précisément le propos comme "un abandon des biens matériels au profit d’une connexion humaine plus profonde."
Voilà peut-être le premier enseignement de cette histoire. Celle qui a réussi à moderniser la musique populaire espagnole (andalouse notamment) ne cherche jamais dans son titre à expliquer le vin. Pas de terroir. Pas de thiols. Pas de minéralité. Pas de température de service. Pas de commentaire de dégustation. Et cela pourrait bien être plus efficace que beaucoup de campagnes destinées à « recruter » de jeunes consommateurs.
Justice lui apprend à prononcer « blanc »
Et l’histoire du titre est presque trop belle pour le monde du vin. L’idée de baptiser la chanson Sauvignon Blanc ne vient pas directement de Rosalía. Elle raconte au Monde que le producteur américain The-Dream lui avait soufflé ce titre. Seulement voilà : la chanteuse espagnole ignorait une petite subtilité de la langue française. Elle prononçait le « c » final de « blanc ».
C’est à Los Angeles, lorsqu’elle fait écouter une première version de LUX au duo électronique français Justice — Gaspard Augé et Xavier de Rosnay — que l’erreur est repérée. « Je ne savais pas qu’en français, le “c” était muet », raconte...
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