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Le 4 mai 2026
Il fallait oser. Mixer le vin, le cinéma, la pédagogie et une bonne dose d’autodérision. Le journaliste vineux touche-à-tout Dominique Hutin l’a fait. Et visiblement, il ne s’est pas contenté de verser un petit ballon : il a carrément rempli la salle. En marge des rencontres 2026 de la Loire Volcanique en Forez, une discussion avec Antoine Gerbelle aussi pétillante qu’un cidre brut (son autre spécialité et un prochain entretien).

Durée de l'entretien vidé: 17 mn

Présentation de l'animation ciné-philo-vieuse de Dominique Hutin
Présentation de l'animation ciné-philo-vieuse de Dominique Hutin

Un parcours... fermenté au hasard
D’entrée, Hutin désamorce le mythe du spécialiste né avec un verre à la main. Non, il vient d’ailleurs. Et même de loin : « Objectivement, je n'avais pas de culture du vin. [...] J'ai construit ma culture un peu comme ça, comme un néophyte. »
Même logique côté journalisme, « C'est une somme de hasards. » On est loin du parcours calibré. Informatique, usine, télévision, radio… le bonhomme a tout goûté avant de trouver son assemblage. Et c’est justement ce mélange qui donne aujourd’hui son style si particulier : accessible, vivant, jamais pontifiant.


Le déclic : un spectacle devenu métier
Le point de bascule ? Une salle, un public, et une rencontre : « J'ai produit ce 24 centilitres par seconde un jour et au premier rang était assis Julien Foin [...] qui m'a dit : “C'est assez amusant, cette manière de parler du vin.” » Traduction : bingo.
Ce spectacle devient alors bien plus qu’une curiosité. Il devient un format, une signature. Une manière de raconter le vin autrement.

Jean Gabin et Bernard Blier dans "Archimède Le Clochard" de Gilles Grangier (1959), extrait de "24 centilitres par seconde".
Jean Gabin et Bernard Blier dans "Archimède Le Clochard" de Gilles Grangier (1959), extrait de "24 centilitres par seconde".

Le concept : 120 ans d’histoire en montage serré
Le principe est aussi simple qu’élégant : raconter l’histoire du vin… à travers le cinéma.
« Le propos, c'est de raconter l'histoire du vin, 120 ans de l'histoire du vin, à travers le prisme du cinéma. »
On démarre en 1906 — noir et blanc, muet, déjà moralisateur — pour finir à l’ère de l’intelligence artificielle. Entre les deux : extraits de films, publicités, Scopitones (les clips avant MTV), archives improbables…
Et surtout, des pépites :

Quand l’État servait à boire
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